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Un an après le premier confinement, alors que...
Publié; le 30 mars 2021 | Laurence

Un an après le premier confinement, alors que de nouvelles mesures particulières ont été prises dans 16 départements, les écoles de Seine-et-Marne sont dans un état désastreux : les collègues, confrontés à la nouvelle flambée de la pandémie, restent démunis, non protégés et en incapacité de protéger pleinement les élèves dont ils ont la responsabilité. Les droits de retrait, légitimes, se multiplient, de la part de personnels très inquiets pour leur santé et celles de leurs élèves.

Chaque jour dans notre département c’est par dizaines voire par centaines que des classes se retrouvent sans enseignant et les élèves répartis et brassés inévitablement, sans oublier le nombre substantiel d’élèves sans AESH.
Le Ministre, le gouvernement sont totalement responsables du désastre actuel !
Dans l’Education Nationale ce chaos généralisé dans les écoles, c’est au Ministre Blanquer que nous le devons. Dans une situation devenue hors de contrôle, c’est lui qui est responsable de la mise en danger de notre santé, de la dégradation considérable des conditions d’enseignement, de la déréglementation généralisée qui porte atteinte aux principes républicains fondamentaux qui exigent l’égalité de toutes et tous devant l’accès à l’instruction.
Pour prendre les mesures d’urgence qui s’imposent, pas un seul centime n’a été attribué aux écoles pour protéger les enseignants et les élèves. Dans le même temps, ce sont au moins 560 milliards d’euros tous plans confondus qui ont été débloqués au profit des entreprises, y compris lorsqu’elles licencient (Air France, Renault etc…). C’est plusieurs fois le budget de l’Education Nationale ou de l’ensemble des hôpitaux, qui eux aussi n’ont bénéficié d’aucune mesure d’urgence depuis un an.
L’argent “magique” coule à flot, sauf quand il s’agit de répondre aux revendications car c’est alors un refus systématique qui est opposé :
- Refus de débloquer les moyens nécessaires pour mener une véritable campagne de protection sanitaire, faite de tests systématiques, de masques réellement protecteurs, de vaccination systématique pour tous ceux qui le souhaitent
- Refus de réquisitionner les locaux et recruter massivement les personnels nécessaires pour alléger tous les effectifs dans les classes et permettre à tous les élèves de suivre tous leurs cours dans leur classe dans des conditions sanitaires acceptables
- Refus de débloquer les moyens nécessaires pour permettre aux collectivités territoriales de recruter en masse tous les agents indispensables pour entretenir et désinfecter les locaux.
- Refus de donner les moyens de procéder au remplacement systématique des collègues absents ou en ASA, tournant le dos à l’obligation de fournir pour tous les élèves la garantie d’avoir un enseignant,
Pire, à chaque étape, le ministre a annoncé une aggravation des mesures de déréglementation, parmi lesquelles la loi Rilhac, les constellations, la réforme de l’éducation prioritaire, les dotations 2021 nettement insuffisantes, de nouvelles fermetures de classes et des suppressions de postes au concours. Comme si cela n’était pas suffisamment révoltant, il s’est offert le luxe d’économiser 200 millions d’euros sur le dos des personnels et des élèves…inacceptable !
Dans des écoles du département, des enseignants et des parents se mobilisent pour demander des moyens de remplacement ou pour réclamer qu’on assure leur sécurité. C’est le cas à Cesson (Paul-Emile Victor), Dammarie-les-Lys (Juliette Georges), Montereau (Les Ormeaux). Ces collègues qui se mobilisent pour leurs conditions de travail et leur santé, avec le soutien du SNUDI-FO 77, ont raison. Nous appelons l’ensemble des collègues à se réunir en AG, à afin de définir eux-mêmes leurs revendications et les moyens de les porter (délégation chez l’IEN, à la DSDEN, grève). Un préavis de grève a été déposé par la FNEC FP-FO pour tous les jours jusqu’au congés d’avril.
Pour éviter un véritable sacrifice de la jeunesse et des enseignants, le SNUDI-FO 77 réaffirme plus que jamais qu’un véritable plan d’urgence doit immédiatement être mis en œuvre :
Plan d’urgence de recrutement massif et immédiat d’enseignants pour assurer le remplacement des personnels malades ou en ASA, l’allègement significatif des effectifs des classes, avec le maintien de la totalité des heures d’enseignement dues aux élèves, notamment par le recrutement de tous les candidats inscrits sur les listes complémentaires et la prolongation jusqu’à la fin de l’année scolaire des contrats de tous les vacataires recrutés et leur titularisation 
L’arrêt des déplacements de BD qui déstabilisent les écoles et les classes 
Fourniture, à minima, de masques chirurgicaux de type II R (résistants aux éclaboussures) à raison de 3 masques par jour, à tous les enseignants et AESH du département, et de masques FFP2, les seuls reconnus par le Code du travail, pour tous les personnels vulnérables en activité qui le souhaitent
Fourniture dans les écoles de masques pédiatriques jetables, de gel et de lingettes virucides en nombre suffisant
Vaccination immédiate de tous les enseignants volontaires
Entretien et désinfection des locaux donc plan d’urgence de recrutement de personnels territoriaux supplémentaires
Arrêt des observations en classe organisées dans le cadre « des constellations » et affectation des TR Formation continue sur les remplacements d’enseignants absents
Suspension sine die des séances de natation pour toutes les classes concernées 
Réquisition de locaux partout où il y a besoin de salles pour alléger ou dédoubler 
Recrutement immédiat d’infirmières et de médecins de l’Éducation nationale fonctionnaires d’Etat

Melun, le 27 mars 2021

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