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« la présence dans les écoles repose sur le volontariat »
Publié; le 21 mars 2020 | Laurence

Dernière minute : En pièce jointe la note du recteur aux écoles qui indique que « la présence dans les écoles repose sur le volontariat »

Suite aux mesures annoncées de fermetures des écoles, vendredi des instructions contradictoires et problématiques ont été envoyées dans les écoles. Ces instructions prétendent permettre la continuité pédagogique pour les élèves tenus de rester chez eux. Prenant prétexte d’une situation de crise sanitaire, le ministre veut en profiter pour poursuivre la déréglementation, et gérer au cas par cas, école par école, commune par commune.

Pour le SNUDI FO 77 il est anormal que selon les circonscriptions les demandes concernant la mise en place de la continuité pédagogique ne soient pas les mêmes (créneaux de permanence ici, amplitude horaire là). Le SNUDI FO a fait une demande d’audience en urgence à laquelle il n’a toujours été donné de réponse. Nous réitérons cette demande !

Le SNUDI FO 77 tient à rappeler que si l’annexe 4 du BO n°11 du 12 mars 2020, qui encadre l’organisation de la continuité pédagogique, précise les conditions de mise en place de « créneaux de permanence » téléphonique, rien n’est de nature à imposer la fréquence de la présence sur les écoles, ni une quelconque amplitude horaire, durant cette période de fermeture.

Le SNUDI FO 77 demande donc à la DASEN de rappeler aux IEN de circonscriptions, que c’est aux équipes pédagogiques en conseil des maîtres de décider dans ce cadre réglementaire, ce qu’il convient de mettre en place.

Quant à la continuité pédagogique, comment pourrait-elle être assurée quand on sait que les premières directives n’ont été données aux personnels que le 13 mars !

Le ministre qui clamait, encore cette semaine, que la fermeture des écoles n’était pas à l’ordre du jour est responsable de l’impréparation et de l’improvisation qui règnent !

Ces déclarations et les instructions qui les ont suivies ne manquent pas de poser de nombreuses questions auxquelles l’administration ne doit pas se soustraire.

Pour les PE qui n’ont pas de mode de garde pour leurs enfants, le BO du 12 mars indique que :

« Quel que soit le statut des personnels relevant du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, aucune journée de carence n’est appliquée. De même, les personnels de l’éducation nationale et de la jeunesse dont le ou les enfants de moins de 16 ans font l’objet d’une mesure d’éloignement de leur établissement scolaire, bénéficient d’une ASA dans les conditions suivantes : - à raison d’un responsable légal par fratrie. » Formulaire à remplir en pièce jointe.

Le SNUDI FO 77 tient également à rappeler que s’agissant du télétravail, les annonces de notre ministre et la volonté de la DSDEN ne sauraient se substituer au droit, en l’espèce le décret n° 2016-151 du 11 février 2016, et l’arrêté ministériel du 3 avril 2018 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature. Il ne sera pas inutile de rappeler que dans ce décret inscrit, entre autres choses, l’obligation de volontariat. Le SNUDI FO 77, demande le respect de ce principe ! Le SNUDI FO 77, rappelle par ailleurs que les personnels n’ont pas à fournir leur numéro de téléphone personnel à la DESDEN. Il n’existe pas de disposition d’astreinte à la maison pour les enseignants !

Si notre ministre est prompt à faire peser sur les épaules des enseignants la continuité du service public dans le cadre d’une impréparation totale, serait-il exempt d’obligations quand il s’agit de notre santé ?

Au moment où les écoles ferment précisément pour endiguer la propagation du virus, comment comprendre la mise en place d’un service d’accueil minimum pour les enfants de soignants ?

Dans ce contexte, comment comprendre que l’on expose des enseignants à un risque plus élevé, et ce d’autant plus que le premier ministre vient d’annoncer la fermeture des commerces ?

Quelles seront les écoles concernées, la plus proche de l’hôpital, celle où sont scolarisées les enfants même s’il n’y a pas d’hôpital dans la commune ?

L’appel au « civisme » et à la « responsabilité » du ministre sont-ils suffisant pour nous transformer en animateur périscolaire au mépris de notre statut ? En effet, cette mesure vise à pallier à l’absence de solutions de garde d’enfants pour les soignants. Il s’agit donc de faire de la garderie ce qui relève du périscolaire, prérogative communale.

Qui décidera des collègues qui devront garder ces enfants et sur quelle base ?

Enfin, comment préserver le secret médical d’un collègue qui, la santé fragile, refuserait de garder ces enfants sans vouloir en révéler les raisons ?

Nous avons saisi le CHSCT départemental afin que les mesures de protection des personnels soient prises dans les plus brefs délais.

Voilà les questions que posent les mesures annoncées par M. Blanquer.

Pour le SNUDI FO 77, les autorités académiques doivent prendre leurs responsabilités et apporter les réponses nécessaires et propres à rassurer les personnels du 1er degré, dans le respect du statut et des textes en vigueur. Ce qui passe également, compte tenu du maintien des élections municipales, par la désinfection de la partie des écoles ouverte aux publics lors de ce scrutin.

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