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Ouverture des écoles le 11 mai inacceptable pour le SNUDI-FO 77
Publié; le 15 avril 2020 | Laurence

L’annonce d’une ouverture progressive des écoles dans le cadre du déconfinement, a suscité plus d’interrogations et d’inquiétudes que d’apaisement chez les personnels de l’Éducation nationale, les élèves, les parents. Cette décision est contradictoire avec le maintien de la fermeture des établissements recevant du public (ERP) : cafés, discothèques, cinémas, restaurants, salles de sport, etc…

Au prétexte de faire « retrouver le chemin de l’École » aux enfants des milieux les plus défavorisés, le président de la République veut surtout et avant tout relancer l’économie en remettant les parents au travail, au détriment de la santé de la population.

La stratégie de la « faute avouée, faute à moitié pardonnée », pour éluder la gestion de la crise, les manquements scandaleux des pouvoirs publics et les mensonges d’Etat, ne saurait nous faire oublier la poursuite de la destruction des hôpitaux, comme de tous les services publics d’une manière générale, depuis son arrivée au pouvoir. Ainsi, alors que le pays compte ses morts, le Président de la République déclare avoir « vu des ratés », comme si celui-ci n’avait rien à voir et n’était responsable de rien !

Nous n’oublions pas également, qu’à l’échelle départementale, nos demandes répétées de fournir du matériel de protection aux collègues volontaires pour l’accueil des enfants de soignants, n’ont jamais été prises en compte. Quant à la question de la reconnaissance en accident de service de la contamination d’un enseignant en exercice, elle est refusée à priori !

Les enseignants et la population en général doivent-ils être les victimes du cynisme présidentiel ?

Pour le SNUDI-FO 77, la réponse est non !

Le déconfinement ne peut avoir lieu au mépris de notre santé, de celle de nos familles, de nos élèves et de leurs familles. Or, les conditions sont-elles réunies ? A l’heure actuelle tout le monde sait que non !

D’une part, parce qu’une telle ouverture ne pourrait se faire avec les personnels fragiles face au virus, ce qui signifie des dizaines voire des centaines de classes sans enseignants ! D’autre part, tout le monde sait qu’à l’école le respect de la distanciation sociale est impossible, que ce soit en classe, dans la cour ou à la cantine. Peut-on alors vraiment ouvrir les écoles sans une politique massive de tests sérologiques qui empêchera les conditions d’une deuxième vague épidémique ?

Pour le SNUDI-FO 77, on ne pourra se contenter de l’assurance du chef de l’Etat ou de ses relais académiques que tout sera fait dans les meilleurs conditions.

La santé de tous est en jeu et exige des garanties qui vont au-delà de paroles lénifiantes.

Ainsi, pour le SNUDI-FO 77 ouvrir les écoles passe nécessairement par :

· Le dépistage sérologique de tous les personnels, élèves et familles (or celui-ci n’est pas encore disponible).

· La fourniture d’équipements de protection et la désinfection quotidienne des locaux.

· La reconnaissance en accident de service de toute contamination d’un enseignant en exercice.

Sans réunion de tous ces critères, le SNUDI-FO 77 considère qu’il sera de son devoir de s’opposer à toute réouverture, et utilisera tous les moyens mis à la disposition des salariés pour assurer leur sécurité.

cale

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