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Déclaration de la FNEC FP FO au CTSD du 2 février 2017
Publié; le 3 février 2017

Madame l’Inspectrice d’Académie,
Mesdames et Messieurs les membres du CTSD,

Pour la première fois, les organisations syndicales auront dû attendre le CTSD pour découvrir les mesures de carte scolaire proposées par l’administration pour la rentrée 2017. Nous déplorons l’absence de réel groupe de travail, le manque de transparence et le non respect des règles habituelles du paritarisme. Pour la FNEC FP FO, il est du devoir de ses représentants syndicaux d’alerter les écoles concernées par ces propositions de mesures, et nous continuerons à le faire quelque soient les conditions.

Au plan national, pour la rentrée 2017 l’annonce d’une augmentation de 4311 postes pour l’enseignement scolaire du 1er degré, avec une baisse légère de 12 100 élèves soit -0,17% par rapport à 2016 semble séduisante. Pourtant l’étude attentive de la répartition du plafond d’emploi fait apparaitre une toute autre réalité. La majeur partie de ces postes sera utilisée pour créer les PDMQDC, améliorer légèrement le remplacement, favoriser la scolarisation des moins de trois ans, et faciliter les conventions ruralité. Seulement 219 ETP pour des postes « classe ». Il n’y aura donc aucune amélioration du nombre d‘élève par classe !

En Seine et marne l’enveloppe de 90 postes sera sans doute utilisée comme l’an dernier dans le respect des directives ministérielles, elle ne permettra donc pas l’amélioration des conditions de travail pour l’ensemble des enseignants du 1er degré. Elle ne diminuera pas les effectifs dans les classes, elle n’améliorera pas la prise en compte de l’inclusion des élèves d’ULIS dans les classes puisqu’ils ne sont pas comptés dans les effectifs globaux. Elle ne permettra pas non plus de recréer les postes de RASED qui font défaut dans de nombreuses écoles. Elle ne résorbera pas le nombre toujours très important de journées de classe non remplacées.

Pour la FNEC FP FO, il faut mettre fin aux milliers de journées non remplacées dans les écoles qui entrainent des répartitions d’élèves et accroit d’autant la moyenne réelle du nombre d‘élèves par classe. Par ailleurs, ni la remise en cause de la distinction entre BD, ZIL, ni la Formation Continue « repoussée » en dehors des 36 semaines de l’année scolaire pendant les congés ne sont acceptables.

La FNEC FP FO considère que les moyens attribués ne sont pas à la hauteur des besoins de notre département.

Comment accepter de travailler dans des classes bondées comme ce double cours GS/CE1 à 35 sur la circonscription de Val d’Europe ? Comment faire progresser tous nos élèves lorsqu’il n’y a plus de RASED pour aider les élèves le plus en difficultés ? Comment inclure dans de bonnes conditions des élèves à besoins particuliers alors qu’ils ne bénéficient pas des AVS auxquelles ils ont droit, ou qu’ils devraient être orientés dans des établissement spécialisés ? Comment éviter les fermetures après la rentrée qui déstabilisent les écoles et cela parfois dans des quartiers très difficiles ?

Au nom de la loyauté vis à vis de l’institution, on entend parfois des remarques de certains responsables hiérarchiques qui tentent de faire entrave à l’exercice du droit syndical. La loyauté ne consiste pas à acquiescer systématiquement à tout projet de la direction académique. Un directeur d’école qui estime en son âme et conscience qu’une décision envisagée pourrait avoir pour conséquence de détériorer les conditions d’apprentissage des élèves de l’école dont il a la responsabilité a non seulement le droit, mais le devoir d’alerter sa hiérarchie.

Pour notre organisation syndicale c’est un devoir de défendre le statut et les conditions de travail de nos collègues comme elle a encore eu l’occasion de le faire lors du rassemblement appelé par la fédération Force Ouvrière, la CGT et SUD, le 1er février au Ministère. Rassemblement qui avait pour objectifs de porter les centaines de prises de positions, et les milliers de pétitions qui exigent le retrait du projet de décret sur l’évaluation des enseignants qui découle du non protocole PPCR.

En effet, comment accepter quatre ans après la réforme des rythmes scolaires, que les enseignants soient évalués sur leur manière de " Contribuer à l’action de la communauté éducative et coopérer avec les parents d’élèves et les partenaires de l’école " ? La réforme de l’évaluation, c’est la suite de la réforme des rythmes scolaires et du PEdT. La première réforme visait à territorialiser l’école républicaine. La réforme de l’évaluation vient en complément et vise à contraindre les enseignants à se soumettre aux élus municipaux et aux parents d’élèves.

Dans ce contexte difficile, La FNEC FP FO sera toujours aux côtés des enseignants pour défendre leur statut et leurs conditions de travail en exigeant l’annulation des fermetures de classe et demandant la création de toutes les classes et postes nécessaires au bon fonctionnement des écoles de Seine et Marne.

cale

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