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Déclaration de la FNEC FP FO au CDEN du 2 mars 2017
Publié; le 2 mars 2017

Mr le Préfet, Mme la vice présidente du Conseil départemental, Mme l’Inspectrice d’Académie, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

Les professeurs n’en peuvent plus comme tous les fonctionnaires de voir leur conditions de travail se dégrader à la suite des contre-réformes toutes dictées par les politiques d’austérité des gouvernements qui se sont succédés au pouvoir. Les propositions de carte scolaire de la Seine et Marne s’inscrivent donc dans ce contexte et ne peuvent donc satisfaire les revendications des enseignants.

Pour le premier degré, les organisations syndicales auront dû attendre le CTSD pour découvrir les mesures de carte scolaire proposées par l’administration, pour la rentrée 2017. Nous déplorons l’absence de réel groupe de travail, pourtant indispensable au bon fonctionnement des instances paritaires.

Cette carte scolaire s’inscrit comme les années précédentes dans le cadre d’une enveloppe fermée de 90 postes attribuée à la Seine et Marne. Dans cette dotation il a été ponctionné les postes qui correspondent aux directives ministérielles : les postes PDMQDC, les postes pour l’accueil des moins de trois ans, les postes pour les conventions ruralité, l’amélioration du remplacement et d’autres postes hors la classe.

Suite au CTSD il a été donc proposé 46 fermetures définitives et 42 fermetures révisables, 50 ouvertures définitives et 40 ouvertures conditionnelles. Ou en d’autres termes, comment déshabiller Pierre pour habiller Paul ! Dans ce cas de figure, si toutes les FR et OC se concrétisaient un différentiel de 2 postes seulement seraient pris dans l’enveloppe budgétaire !

Cela, ne permet donc pas l’amélioration des conditions de travail pour l’ensemble des enseignants du 1er degré. Cela ne diminue pas les effectifs dans les classes, n’améliore pas la prise en compte de l’inclusion des élèves d’ULIS puisqu’ils ne sont pas comptés dans les effectifs globaux. Cela ne permet pas non plus, de recréer les postes de RASED qui font défaut dans de nombreuses écoles, ni de résorber pas le nombre toujours très important de journées de classe non remplacées.

Pour la FNEC FP FO, il faut mettre fin aux trop nombreuses journées de classe non remplacées dans les écoles qui entrainent des répartitions d’élèves et accroit d’autant la moyenne réelle du nombre d‘élèves par classe. Par ailleurs, ni la remise en cause de la distinction entre BD, ZIL, ni la Formation Continue « repoussée » en dehors des 36 semaines de l’année scolaire pendant les congés ne sont acceptables.

La FNEC FP FO considère que les moyens attribués ne sont pas à la hauteur des besoins de notre département.

Comment accepter de travailler dans des classes bondées comme ce double cours GS/CE1 à 35 sur la circonscription de Val d’Europe ? Comment faire progresser tous nos élèves lorsqu’il n’y a plus de RASED pour aider les élèves le plus en difficultés ? Comment inclure dans de bonnes conditions des élèves à besoins particuliers alors qu’ils ne bénéficient pas des AVS auxquelles ils ont droit, ou qu’ils devraient être orientés dans des établissement spécialisés ? Comment éviter les fermetures après la rentrée qui déstabilisent les écoles et cela parfois dans des quartiers très difficiles ?

Par ailleurs, nous attirons votre attention sur la situation de l’école élémentaire Jules Ferry dont les parents et les enseignants présents au rassemblement de ce jour demandent la levée de la mesure de fermeture révisable.

Dans le second degré, la DHG s’avère insuffisante dans certains cas. Les collègues déplorent des effectifs trop chargés dans certaines classes et un manque de personnel de vie scolaire. Lorsqu’il y a une montée d’effectifs, les moyens d’enseignement ne suivent pas toujours.

La sortie d’établissements de l’éducation prioritaire provoque systématiquement la perte des moyens supplémentaires qui permettaient de travailler correctement. Pour les collègues, ces suppressions d’heures et surtout de personnel de vie scolaire ne sont pas tolérables, et ne sont pas adaptées aux besoins des établissements.
Les professeurs de collège sont, rappelons-le, écrasés par la somme de travail supplémentaire que nécessite le changement des quatre programmes la même année. Cela s’ajoute à la déstabilisation créée par l’application forcée d’une réforme toujours rejetée par la grande majorité des collègues.

Pour notre organisation syndicale c’est un devoir de défendre le statut et les conditions de travail de nos collègues comme lors du rassemblement, le 1er février au Ministère. Rassemblement qui avait pour objectif de porter les centaines de prises de positions, et les milliers de pétitions qui exigent le retrait du projet de décret sur l’évaluation des enseignants qui découle du non protocole PPCR.

Comme tous les fonctionnaires, nous revendiquons la création de vrais postes statutaires pour stopper le recours aux personnels contractuels en situation de précarité. Le maintien et la création de tous les postes et toutes les classes nécessaires au bon fonctionnement des écoles et établissements de Seine et Marne. L’arrêt du non-protocole PPCR et l’abandon du projet de décret sur l’évaluation qui parachève la réforme des rythmes scolaires et la réforme du collège dont nous continuons de demander l’abrogation. C’est pour ces raisons que nous serons en grève et en manifestation le mardi 7 mars avec les hospitaliers, les personnels de la Sécurité sociale et de l’action sociale, les territoriaux.

cale

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